Salutations au Soleil et à la Lune : Du rituel à l’autonomie dans le yoga

Pratique du yoga montrant la différence entre la Salutation au Soleil et à la Lune pour un rituel autonome.

Salutation au Soleil, Salutation à la Lune : origines, évolutions, Hatha vs Vinyasa, et puissance d’un rituel moderne pour une pratique autonome

Par Rosa Aguilera (Yoga du Sud)
Formatrice et professeure de yoga depuis plus de 20 ans


Pourquoi je reviens toujours aux salutations

Il y a des gestes qui font plus que “chauffer le corps”. Ils ordonnent la journée. Ils sculptent le mental. Ils réconcilient l’élan et la présence. Pour moi, les salutations appartiennent à cette famille de gestes : elles sont simples, mais elles ouvrent un espace immense.

Je les pratique depuis des années, je les transmets depuis des années, et je continue de revenir à elles parce qu’elles répondent à une question très concrète : comment rester proche de sa pratique, même quand la vie n’est pas “optimale” ?

Une salutation bien comprise devient un rituel. Un fil rouge. Une forme courte et complète que l’on peut répéter plusieurs fois par jour, plusieurs fois par semaine, selon les saisons du corps et de la vie. Ce n’est pas une obsession du “faire plus”. C’est l’art de pratiquer souvent, sans se perdre dans mille options.

Pour moi, les salutations sont des structures de liberté : elles rendent la pratique autonome, cohérente, incarnée, et profondément éducative.

Mais dès qu’on parle d’origines, internet s’embrase. On lit : “c’est millénaire tel quel”, “c’est dans les textes classiques”, “c’est védique”. Ce n’est pas que ces récits soient mal intentionnés ; c’est qu’ils mélangent souvent plusieurs réalités :

  • la salutation comme acte rituel (hommage, intention, entrée dans la pratique),
  • la salutation comme symbolique cosmique (Soleil, Lune, cycles),
  • la salutation comme séquence posturale standardisée (un enchaînement d’asanas répétable).

Dans cet article, je vais donc faire ce que j’aime faire dans ma pédagogie : clarifier. Distinguer. Relier sans confondre. Et surtout : revenir à l’essentiel. Car le vrai sujet n’est pas seulement “d’où ça vient”, mais “à quoi ça sert aujourd’hui, pour toi, pour ton corps, pour ta pratique, pour ton autonomie”.


Que signifie “Namaskar” ?

“Namaskar” (ou “namaskāra”) renvoie à l’idée de saluer, honorer, marquer le respect. Dans la culture indienne, ce geste peut être social, dévotionnel, rituel, intime. Dans un cours de yoga contemporain, le mot est souvent utilisé comme raccourci : il désigne une séquence répétable, synchronisée au souffle, structurée en cycles.

Mais historiquement, il est important de garder deux niveaux en tête :

  • Le geste de salutation est ancien et largement attesté : il ouvre un espace, il relie à une source, il marque une intention.
  • La séquence posturale standardisée, telle que beaucoup de studios la pratiquent aujourd’hui, est souvent plus récente et s’inscrit dans l’histoire moderne du yoga postural.

Ce n’est pas un détail académique. C’est une clé de lecture. Elle te permet de pratiquer avec vérité, sans fantasme, tout en gardant la profondeur symbolique d’un geste qui relie.


Textes classiques : la salutation existe, mais pas forcément sous forme de séquence

Dans les textes de Hatha Yoga et dans de nombreuses traditions indiennes, les ouvertures commencent par une salutation : à une divinité, à un maître, à la source de la connaissance, à la lignée. Cette salutation est une porte. Elle n’est pas décorative : elle met l’esprit dans une posture de réceptivité.

Cependant, quand on cherche dans ces textes médiévaux une description claire de “Surya Namaskar” comme enchaînement dynamique standardisé (tel qu’on le connaît aujourd’hui), on ne trouve pas une version canonique et stable. On trouve des postures, des principes, des respirations, de la physiologie subtile, mais pas une description universelle de la “séquence 10–12 mouvements” popularisée dans les studios modernes.

Conclusion sobre et utile :

  • La salutation comme acte rituel est bien attestée dans les textes.
  • La salutation comme séquence posturale standardisée appartient largement à l’histoire moderne du yoga postural.

Cette nuance ne retire rien à la pratique. Au contraire : elle nous libère. Elle nous permet d’assumer que la tradition est vivante, qu’elle s’est transformée, qu’elle s’est imprimée dans d’autres contextes, et que notre rôle aujourd’hui est d’en faire une pratique juste, consciente, adaptée.


Surya Namaskar : symbolique ancienne, codification moderne

Surya : une mémoire solaire ancienne

Le Soleil est plus qu’un astre : il est un principe d’orientation. Dans l’imaginaire indien, Surya évoque la lumière, la clarté, la vitalité, le discernement, le rythme du jour. Honorer le Soleil, c’est honorer ce qui donne la vie et structure le temps.

Il existe donc un arrière-plan de pratiques solaires (rituels, récitations, gestes d’hommage) qui appartiennent à l’histoire longue de la culture indienne. Mais ce fait ne signifie pas que la séquence moderne de Surya Namaskar ait été pratiquée “à l’identique” depuis des siècles.

Surya Namaskar : la séquence imprimée et diffusée au XXe siècle

La forme “séquence codifiée, répétable, enseignable en masse” devient particulièrement visible au début du XXe siècle, dans un contexte où se croisent la culture physique, les mouvements de modernisation, et de nouvelles pédagogies du corps. Des publications liées au Raja d’Aundh décrivent Surya Namaskar comme un système d’exercice et de santé, et participent à sa diffusion.

Ensuite, Surya Namaskar s’intègre de plus en plus dans les pédagogies de yoga moderne : il devient une grammaire respiratoire et dynamique, un outil de discipline quotidienne, et une structure de séquençage.

Pour moi, cela crée une lecture simple et honnête :

  • Surya Namaskar est à la fois rituel symbolique (salutation) et outil pédagogique moderne (séquence répétable).
  • Son efficacité actuelle ne dépend pas de la mythologie de son âge, mais de la qualité de présence qu’on y met.

Chandra Namaskar : une salutation plus récente, une mémoire lunaire universelle

La Lune parle à l’humain depuis toujours. Elle évoque le cycle, la nuit, le repos, la mue, l’écoute, la fécondité, la mémoire. Dans la pratique moderne, “lunaire” désigne souvent une qualité : plus intériorisée, plus réceptive, plus intégrative.

Chandra Namaskar, en tant que séquence codifiée et explicitement enseignée sous ce nom, apparaît surtout dans des contextes modernes et des manuels du XXe siècle, avec plusieurs versions selon les écoles. Une référence très diffusée dans le monde du yoga contemporain est la tradition éditoriale associée à la Bihar School of Yoga (Satyananda), où l’on trouve des présentations structurées de Surya et Chandra Namaskara.

Pourquoi existe-t-il plusieurs Chandra Namaskar ? Parce que la Lune est un archétype, pas une seule recette. Selon les écoles et les enseignants, la salutation à la Lune peut :

  • mettre l’accent sur les hanches et les ouvertures latérales,
  • choisir un rythme plus lent, plus régulateur pour le système nerveux,
  • intégrer des postures archétypales (déesse, triangle, fentes, flexions),
  • devenir circulaire (moon flow, mandala).

Pour moi, le critère n’est pas “quelle version est la vraie”. Le critère est : est-ce que cette salutation est mémorisable, répétable, et cohérente dans son intention ?


Hatha vs Vinyasa : deux logiques, deux pédagogies

On croit parfois que Hatha et Vinyasa sont juste deux “styles” différents. En réalité, ce sont deux manières de penser la pédagogie du corps. Et cela change tout dans l’usage des salutations.

Dans une logique Hatha : installer, tenir, clarifier

En Hatha, la salutation peut devenir un rituel lent. On s’arrête davantage. On installe les appuis. On clarifie l’alignement. On laisse la respiration s’approfondir dans la posture. Le corps apprend par la stabilité. Le mental se dépose par la tenue.

Dans cette logique, Surya et Chandra ne sont pas seulement “dynamique vs doux”. Ce sont deux tonalités rituelles : une entrée dans la pratique, une façon d’habiter son souffle, une manière de se rendre présent.

Dans une logique Vinyasa : relier, orchestrer, respirer

En Vinyasa, la salutation devient une phrase. La posture n’est plus isolée : elle est un passage dans une continuité. Le souffle devient métronome interne, et la qualité du mouvement se construit dans la transition : comment je passe, comment je dose, comment je reste stable en mouvement.

Pour les professeurs, c’est essentiel : le Vinyasa est une école de composition. Et les salutations sont l’outil le plus simple pour apprendre à composer sans se perdre.


Pourquoi j’enseigne les salutations : autonomie, schémas moteurs, pédagogie, groupe

Je reviens toujours aux salutations parce qu’elles répondent à quatre objectifs pédagogiques fondamentaux. Ce sont des objectifs que j’utilise avec les élèves, et encore plus avec les futur·es professeur·es.

1) Créer un rituel qui autonomise la pratique

Une salutation est une forme courte, complète, répétable. Elle te donne un cadre stable, même quand tu n’as “pas le temps”, même quand la motivation fluctue. Elle transforme le yoga en discipline douce : peu, mais souvent.

2) Construire des schémas de mouvement complets

Surya et Chandra mobilisent le corps entier : appuis, transferts de poids, colonne, hanches, épaules. Elles entraînent force, mobilité, coordination, endurance posturale et attention. Elles construisent un corps intelligent parce qu’elles construisent un mouvement global.

3) Outil pédagogique pour apprendre à séquencer

Pour une prof qui débute, le défi n’est pas de connaître mille postures. Le défi est d’organiser : comment créer une progression, une logique respiratoire, une montée, une intégration. Les salutations sont un laboratoire parfait : motif + variations, rythme + consignes, répétition + finesse.

4) Pratique de groupe : synchronie, apaisement, esthétique

Quand un groupe bouge au même rythme, quelque chose s’aligne. L’attention se stabilise. Le système nerveux se régule. Et il y a, très simplement, une beauté du mouvement commun : un langage partagé. La recherche en psychologie sociale et en sciences du comportement suggère que la synchronisation des mouvements peut renforcer coopération et sentiment de lien, notamment dans des contextes de synchronie corporelle (comme la danse).


Les salutations comme “schémas de mouvement” : coordination, proprioception, souffle

On peut voir une salutation comme une mini-carte du corps. À chaque transition, le système nerveux doit organiser : poids, axe, trajectoire, regard, appuis. C’est une école de proprioception : sentir son corps dans l’espace, sans devoir tout contrôler mentalement.

Une salutation bien construite entraîne simultanément :

  • Coordination : bras-jambes, centre-périphérie, regard-axe, rythme respiratoire.
  • Proprioception : transferts de poids, ajustements fins, stabilisation dynamique.
  • Force : appuis, gainage, poussées, endurance.
  • Mobilité : colonne, hanches, épaules, chaînes myofasciales.
  • Souffle : synchronisation, régulation, intériorisation.

Et surtout : elle relie ces qualités dans un même geste. C’est cela qui la rend si utile comme rituel quotidien.


Les salutations comme école du séquençage : apprendre à composer

Une classe de yoga (et encore plus une classe de Vinyasa) est une composition. Il y a une montée, un pic, une intégration. Mais apprendre à composer peut être vertigineux si on croit qu’il faut “inventer” à partir de rien.

Les salutations offrent une méthode simple :

  • Tu pars d’un motif stable (Surya ou Chandra).
  • Tu ajoutes une variation (un twist, une fente, un équilibre, un backbend, un tempo différent).
  • Tu gardes la cohérence : respiration, transitions, sécurité, options.

Ce processus apprend au professeur à intensifier sans confondre intensité et violence. Il apprend à proposer des options, à nommer des repères, à guider un groupe sans le saturer d’informations.

C’est aussi un apprentissage empirique : tu apprends dans ton corps ce que tu vas enseigner aux autres.


Pratique de groupe : synchronie, apaisement, beauté partagée

Dans le groupe, les salutations changent de nature. Elles deviennent un rite collectif. Quand nous bougeons ensemble au même rythme, il y a moins d’hésitation, moins de choix, moins de dispersion. Le mental se dépose dans la répétition. Le souffle collectif donne une stabilité.

Je le vois constamment en formation : quand un groupe de futur·es professeurs commence à se synchroniser, ce n’est pas seulement “plus beau”. C’est plus simple. Plus clair. Plus apaisant. Et cette expérience devient une leçon d’enseignement : le rythme est une pédagogie.


Autres salutations en Vinyasa : Mandala Namaskar et variations contemporaines

Mandala Namaskar : la salutation circulaire

Mandala Namaskar appartient au paysage moderne du Vinyasa créatif. C’est une séquence circulaire : on se déplace autour du tapis, on change de direction, on construit une géométrie vivante. Elle est particulièrement intéressante parce qu’elle réintroduit ce que notre quotidien contemporain a parfois perdu : diagonales, pivots, orientation, spatialisation.

Pédagogiquement, Mandala Namaskar développe :

  • l’orientation spatiale (où suis-je, où vais-je),
  • la coordination (axe + pas + appui + souffle),
  • la proprioception (stabilité dans le changement),
  • la créativité (décliner sans se disperser).

Autres variantes utiles

Selon les enseignants, on rencontre aussi : salutations “guerrières”, salutations “élémentaires”, moon flows, salutations somatiques. J’aime ces variantes à une condition : que l’on conserve la fonction d’un namaskar. Une salutation doit rester mémorisable, répétable, et cohérente dans son intention. Sinon, elle devient un enchaînement parmi d’autres, et elle perd sa puissance de rituel autonome.


Saluer dans les arts martiaux et le taoïsme : le geste comme rituel éducatif

J’aime faire un pont avec les arts martiaux, non pas pour mélanger les traditions, mais pour reconnaître une logique universelle du corps : le rituel éduque. Il cadre. Il transforme l’état interne. Il installe une éthique.

Dans de nombreux arts martiaux (par exemple, dans l’étiquette du judo), la salutation marque l’entrée et la sortie du dojo : elle rappelle le respect, l’attention, le cadre relationnel. Dans certaines traditions chinoises, on trouve des gestes codifiés de salutation (comme le salut poing-paume) qui fonctionnent aussi comme marque de respect et d’intention.

Dans des contextes taoïstes et culturels chinois, il existe également des gestes de salutation et de rassemblement (mains jointes/claspées, posture du respect). Le principe est le même : le geste ouvre l’espace de pratique, il rassemble l’énergie, il pacifie l’ego.

Je ne dis pas que ces gestes ont “la même origine” que Surya ou Chandra Namaskar. Je dis qu’ils ont une parenté de fonction : la salutation est un seuil. Et le seuil est une pédagogie.


Construire ton rituel : trois protocoles simples

Rituel 5 minutes : “Je n’ai pas le temps”

  • 2 cycles Surya Namaskar (version simple)
  • 1 minute assise : observer la respiration
  • 1 posture de fermeture (assise ou posture de l’enfant)

Objectif : régularité, retour au corps, ancrage.

Rituel 12 minutes : “Mini-pratique complète”

  • 3 cycles Surya Namaskar (progressif)
  • 2 cycles Chandra Namaskar (plus lent, plus intérieur)
  • 1 minute assise + 1 minute repos

Objectif : équilibre énergie/présence, coordination, souffle.

Rituel 25 minutes : “Autonomie structurée”

  • 4 cycles Surya Namaskar (rythme stable)
  • 2 cycles Mandala (ou variation circulaire simple)
  • 3 postures tenues (hanche / twist / flexion)
  • 3 minutes respiration + 2 minutes repos

Objectif : pratique autonome cohérente, mobilité + stabilité + intégration.


FAQ

Surya Namaskar apparaît-il dans les textes classiques comme séquence posturale standardisée ?

Dans les grands textes médiévaux du Haṭha Yoga, on trouve des salutations rituelles et de nombreux enseignements, mais pas une description universelle et stable de Surya Namaskar comme séquence dynamique standard telle qu’on la pratique aujourd’hui. La diffusion imprimée et la codification pédagogique de Surya Namaskar deviennent particulièrement visibles au XXe siècle.

Chandra Namaskar est-il “traditionnel” ?

La symbolique lunaire est ancienne et universelle. En revanche, la “salutation à la Lune” comme séquence codifiée et enseignée mondialement se consolide surtout dans des transmissions et manuels modernes (XXe siècle), et il existe plusieurs versions selon les écoles.

Quelle est la différence entre salutation Hatha et salutation Vinyasa ?

En Hatha, la salutation est souvent plus lente, avec des pauses, un accent sur l’alignement et la tenue. En Vinyasa, la salutation devient une grammaire de transitions : liaison souffle-mouvement, continuité, rythme, et apprentissage du séquençage.

Pourquoi répéter des salutations régulièrement ?

Parce que la répétition transforme la technique en compétence, la motivation en discipline, et la pratique en autonomie. Un rituel court, répété souvent, a plus d’impact qu’une pratique rare et parfaite.


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Bibliographie et références (liens vérifiables)

Textes classiques (salutation rituelle)

  • Hatha Yoga Pradipika (PDF) :
    HolyBooks
  • Hatha Yoga Pradipika (texte par sections) :
    Wisdom Library
  • Gheraṇḍa Saṃhitā (PDF, Wikimedia) :
    Lien
  • Gheraṇḍa Saṃhitā (PDF, miroir) :
    Lien

Surya Namaskar : diffusion moderne (XXe siècle)

  • Raja of Aundh, “The Ten-Point Way to Health / Surya Namaskars” (Archive.org) :
    Lien
  • Édition OCR PDF (miroir) :
    Lien
  • Mark Singleton, Yoga Body: The Origins of Modern Posture Practice. (Référence académique sur l’histoire du yoga postural moderne.)

Chandra Namaskar : manuels modernes

  • Bihar School of Yoga / Satyananda, Asana Pranayama Mudra Bandha (PDF) :
    Lien

Vinyasa : définitions utiles

  • Encyclopaedia Britannica : “Vinyasa” :
    Lien

Mandala Namaskar (diffusion moderne, pratique contemporaine)

  • Yoga Journal : “Mandala Namaskar” :
    Lien

Arts martiaux et salutation (rituel, cadre, étiquette)

  • Kodokan Judo Institute : “Reigi” :
    Lien
  • Fist-and-palm salute (aperçu terminologique) :
    Lien

Synchronie, groupe, cohésion (études accessibles)

  • Synchrony & coopération (PubMed) :
    Lien
  • Synchrony, danse et bonding (Royal Society) :
    Lien

Conclusion

Les salutations sont un paradoxe magnifique : elles sont simples et infinies. Elles portent une histoire réelle, avec ses contextes, ses modernisations, ses écoles. Et elles portent une histoire intérieure : celle de ton rituel, de ton engagement, de ta relation au souffle.

Je reviens toujours à elles parce qu’elles répondent à une question essentielle : à quel point ta pratique t’appartient-elle ?

Une salutation bien comprise devient une réponse. Un geste qui te recentre. Une structure qui te libère. Un rituel qui, répété, t’apprend la constance sans rigidité. Et c’est peut-être cela, au fond, le vrai yoga : une autonomie qui n’isole pas, mais qui relie.

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