Les 3 erreurs les plus courantes des profs de yoga au féminin (et comment j’ai appris à les éviter)

YOGA AU FEMININ

Les 3 erreurs les plus courantes des profs de yoga au féminin (et comment j’ai appris à les éviter)

Par Rosa, fondatrice de Yoga du Sud – Plus de 20 ans d’enseignement, 5 langues, 4 continents


Introduction : quand j’ai compris que savoir n’était pas suffisant

Pendant des années, j’ai cru que pour être une bonne prof, il suffisait de bien connaître mon sujet.

J’avais mes certifications. Mes heures de formation. Mes séquences bien préparées.

Et pourtant, face à Nathalie qui me disait « si tu me demandes de m’allonger, je vais vomir à cause de la chimio », toute ma belle préparation ne servait à rien.

Face à Fatou qui me confiait « pour moi, honorer mon féminin c’est le couvrir, pas l’exposer », ma vision occidentale de la libération tombait à plat.

Face à Claire qui pleurait « mercredi dernier j’étais pleine d’énergie, aujourd’hui mon corps ne répond plus », mes cours standardisés montraient leurs limites.

J’ai compris quelque chose de crucial : enseigner le yoga au féminin ne se résume pas à maîtriser des postures prénatales ou connaître l’anatomie du bassin.

C’est apprendre à voir vraiment la femme en face de moi. À lâcher mes certitudes. À accepter que ma vérité n’est pas la sienne.

Après plus de 20 ans d’enseignement auprès de femmes enceintes, de patientes en oncologie, de mamans épuisées, de femmes en périménopause, d’infirmières en burn-out, de femmes de toutes cultures, j’ai identifié trois erreurs que nous faisons presque toutes au début.

Des erreurs qui nous empêchent de vraiment servir ces femmes — et de construire une pratique viable.

Ce que ces femmes m’ont appris sur la diversité

Fatou, Sénégal, 2018

Retraite de yoga en bord de mer. Toutes les participantes profitent de la piscine en maillot. Rires, détente, légèreté.

Sauf Fatou. Elle reste à l’écart, couverte.

Je lui demande si elle veut se baigner. Elle me dit doucement :

« J’aimerais bien, mais je ne peux pas me baigner comme ça devant tout le monde. Ce serait manquer de respect à mes valeurs. »

À cet instant, j’aurais pu penser : « Libère-toi ! Profite ! »

Mais j’ai compris : ma libération n’est pas la sienne. On a réservé un créneau privé. Fatou est venue nager seule, en burkini. Rayonnante.

Laura, enceinte de 7 mois

Elle vient à mes cours prénataux. Un jour, elle me dit :

« Rosa, arrête de me parler du bébé. J’ai besoin de me sentir encore moi, pas juste un ventre. »

J’enseignais le yoga prénatal comme « connexion au bébé, préparation à l’accouchement ».

Mais Laura avait besoin d’autre chose : se sentir forte, vivante, femme, pas seulement future mère.

Nathalie, mastectomie double

En oncologie depuis un an. Chaque fois que j’annonce Savasana (relaxation finale), elle part discrètement.

Un jour, je lui demande pourquoi.

Elle me dit, les larmes aux yeux :

« Quand je m’allonge sur le dos, je sens le vide là où étaient mes seins. Ça me ramène au bloc opératoire. Je ne peux pas. »

Ma certitude — « Savasana est essentiel » — était son trauma. Elle a pratiqué sur chaise le reste du temps.

Claire, périménopause

Un lundi, elle arrive pleine d’énergie. Je lui propose un cours dynamique. Elle adore.

Le mercredi, elle arrive épuisée. Je lui propose le même cours. Elle fond en larmes : « Je ne peux pas. Mon corps ne répond plus. »

J’ai compris : avec les changements hormonaux, ce qui était juste lundi ne l’est plus mercredi.

Ce que ça signifie pour l’enseignement

Il n’y a pas UN yoga au féminin. Il y a autant de yogas que de femmes.

Mon rôle n’est pas d’arriver avec MA vision de ce dont une femme a besoin. Mon rôle est de créer l’espace où ELLE découvre ce dont elle a besoin. Aujourd’hui. Maintenant.


Erreur n°1 : arriver avec tes certitudes au lieu d’arriver avec des questions

Tu te souviens de ton premier cours avec une femme enceinte ? Tu avais probablement préparé LA séquence parfaite de yoga prénatal. Celle que tu avais apprise en formation.

Et puis elle t’a dit qu’elle avait mal au dos. Ou qu’elle était nauséeuse. Ou qu’elle détestait les postures « douces » et voulait se sentir forte.

Et là, panique. Parce que ta séquence parfaite ne collait plus.

Le problème, c’est qu’on nous forme à avoir des réponses. Pas à poser des questions.

On nous dit : « Voici comment enseigner aux femmes enceintes. » Comme s’il existait UNE façon. Comme si toutes les grossesses se ressemblaient.

Mais Laura ne voulait pas qu’on lui parle du bébé. Elle voulait se sentir encore elle-même, pas juste un ventre. Alors que Marine, au même terme, vivait sa grossesse comme une communion sacrée avec son enfant.

Même terme. Besoins complètement opposés.

Et c’est là que la plupart des profs restent coincées. Parce qu’elles n’osent pas lâcher leur plan. Parce qu’elles ont peur de ne pas savoir quoi faire si elles improvisent.

Mais voici ce que j’ai découvert : les femmes ne paient pas pour une séquence standardisée. Elles paient pour être vues. Comprises. Accompagnées dans leur spécificité.

Et quand tu sais vraiment faire ça, tu ne manques jamais d’élèves. Parce qu’elles te recommandent. Parce qu’elles restent. Parce qu’elles reviennent trimestre après trimestre, année après année.


Erreur n°2 : rester généraliste au lieu de devenir spécialiste

Le marché a changé

Il y a 20 ans, les élèves cherchaient « un cours de yoga ». N’importe lequel.

Aujourd’hui, elles cherchent quelqu’un qui comprend vraiment leur situation spécifique.

Une femme enceinte ne veut pas un « cours de yoga avec adaptations prénatales ». Elle veut un cours de yoga prénatal, enseigné par quelqu’un qui maîtrise vraiment la grossesse.

Une femme en périménopause ne veut pas qu’on lui dise « adapte toi-même ». Elle veut quelqu’un qui connaît les bouffées de chaleur, les changements d’énergie, les bouleversements hormonaux.

Tu deviens meilleure en te spécialisant

Quand tu enseignes « un peu de tout », tu restes en surface.

Quand tu te spécialises, tu plonges en profondeur. Tu développes une vraie expertise. Tu comprends les nuances. Tu sais adapter avec précision.

Après 20 ans, je peux dire : je ne suis pas « une prof de yoga qui enseigne aussi aux femmes enceintes ». Je suis une spécialiste du yoga au féminin. C’est toute la différence.

Et cette différence se traduit concrètement : tes tarifs augmentent parce que ton expertise est reconnue. Tes élèves restent parce qu’elles ne trouvent pas ailleurs ce que tu offres. Tu peux créer des programmes spécifiques — prénatal, post-partum, périménopause — que tu peux vendre à des studios, à des centres de santé, à des entreprises qui veulent accompagner leurs employées.

Tu attires exactement les élèves que tu sais servir

Quand tu te présentes comme « prof de yoga tous niveaux », tu dois convaincre les gens de venir.

Quand tu te présentes comme « spécialiste du yoga prénatal et postnatal », les femmes enceintes et jeunes mamans te trouvent. Parce qu’elles cherchent exactement ça.

La spécialisation n’est pas une limitation. C’est une clarté.

Et cette clarté te permet de construire une pratique solide. Parce que tu n’es plus en compétition avec les 50 autres profs de yoga généralistes de ta ville. Tu es LA référence pour le yoga au féminin.


Erreur n°3 : croire que la technique suffit

Tu peux connaître toute l’anatomie du bassin. Toutes les adaptations posturales. Tous les exercices de renforcement du périnée.

Et quand Martine, infirmière épuisée, arrive à ton cours, toute ta technique ne sert à rien si tu ne comprends pas d’abord quelque chose de fondamental : les femmes, et particulièrement les soignantes, passent leur vie à prendre soin des autres. Elles ont besoin d’un moment pour prendre soin d’elles. Vraiment. Sans culpabilité. Sans performance.

Ce dont elle a besoin, ce n’est pas une posture. C’est une présence qui lui permette enfin de poser le poids.

Ce dont Nathalie, en post-mastectomie, a besoin quand je lui propose Savasana et qu’elle se raidit, ce n’est pas que je lui explique les bienfaits de la relaxation. C’est que je lui dise « on va pratiquer sur chaise, tu vas pouvoir te reposer sans t’allonger ». Et que ce soit OK. Que ce soit juste.

Parler vrai au lieu de réciter

On ne nous apprend pas ça en formation. On nous apprend la technique. Les postures. Les adaptations. Les contre-indications.

On ne nous apprend pas à dire « je ne sais pas ». « Je n’ai pas vécu ça ». « Tu es la seule à savoir ce dont tu as besoin ».

Si tu récites des phrases de manuel, si tu joues à la « prof de yoga sage », elles ne s’ouvriront pas.

J’ai appris à dire :

  • « Je ne sais pas comment c’est pour toi. Toi seule le sais. »
  • « Si cette posture ne te convient pas, change-la. Tu es l’experte de ton corps. »
  • « Oui, le post-partum peut être très dur. Et non, ce n’est pas juste une question de respiration. »

Trouver ta voix authentique

Dans ma formation, je pose toujours cette question : « Qui es-tu vraiment ? »

Es-tu quelqu’un de dynamique qui aime le mouvement ? Ou es-tu plus contemplative, attirée par la lenteur ? Aimes-tu la précision anatomique ? Ou préfères-tu l’approche énergétique ? Te sens-tu plus alignée avec le côté physiologique (hormones, bassin, périnée) ou avec le côté émotionnel (transitions, vulnérabilité) ?

Ta voix d’enseignante émergera de cette vérité. Pas d’un manuel sur « comment parler aux femmes enceintes ».

Et cette authenticité, c’est ce qui te différencie. C’est ce qui fait que tes élèves te choisissent toi, pas une autre. C’est ce qui construit ta réputation et ta pratique sur le long terme.


Comment rentabiliser ton investissement en te spécialisant

Voici ce que mes élèves ont créé après la formation :

Des cours à tarif premium — Parce qu’elles sont spécialistes, elles peuvent facturer +30%  pour un cours prénatal ou postnatal, là où un cours généraliste se facture 50-70€.

Des programmes en studio, retraites, écoles — Les studios cherchent des intervenantes qualifiées pour accompagner leurs yoginis enceintes ou en périménopause. Fixe ton budget selon ta formation et pas selon le marché 😉

Des collaborations avec des professionnels de santé — Sages-femmes, gynécologues, ostéopathes qui recommandent systématiquement leurs patientes. Un flux constant d’élèves sans avoir à faire de publicité.

Des ateliers thématiques — « Préparer l’accouchement par le yoga », « Récupérer son corps après bébé », « Naviguer la périménopause ». 30-50€ par personne, 10-15 participantes par atelier.

Des programmes en ligne — Cours préenregistrés vendus en accès à vie. Un revenu passif qui continue de générer même quand tu dors.

Des formations pour autres professionnelles — Une fois que tu es experte, tu peux former d’autres profs. Certaines de mes anciennes élèves proposent maintenant leurs propres modules de spécialisation.

La spécialisation n’est pas une dépense. C’est un investissement qui se rentabilise dès les premiers mois si tu sais comment positionner ton expertise.


Comment je forme les professeures à se spécialiser vraiment

Parcours 2 – Yoga au Féminin : Prénatal, Postnatal & Tao de la Femme – 100h (YACEP)

Cette formation s’adresse à toi si tu as déjà suivi un 200h et que tu veux approfondir, ou si tu veux accompagner les femmes avec des outils concrets et scientifiquement ancrés. Tu peux la suivre étant enceinte.

Spécialisation technique solide :

Tu vas maîtriser l’anatomie et physiologie féminine (bassin, périnée, cycles hormonaux). Les adaptations prénatales et postnatales trimestre par trimestre. Le yoga sur chaise adapté pour les femmes fatiguées, en traitement, ou qui ne peuvent pas pratiquer au sol. Le renforcement musculaire fonctionnel spécifique. La respiration pour la régulation du système nerveux.

Mais tu vas aussi plonger dans ce qui fait vraiment la différence : la compréhension des hormones et de la neurologie féminine. Comment les cycles hormonaux affectent l’énergie, l’humeur, la capacité physique. Comment le système nerveux se régule différemment selon les phases de la vie.

Tu vas découvrir le Tao de la femme, cette sagesse ancestrale qui reconnaît les saisons du féminin, sans romantisme new age, mais avec une profondeur qui résonne avec ce que la science moderne commence seulement à redécouvrir.

Capacité d’adaptation en temps réel :

Comment construire un cours qui s’adapte aux besoins du moment. Comment questionner tes élèves pour comprendre leurs besoins réels. Comment proposer des variations intelligentes. Comment sortir de ton plan initial quand c’est nécessaire.

Développement de ta voix authentique :

Qui es-tu comme enseignante ? Quelle approche te correspond : dynamique ? douce ? technique ? énergétique ? Comment intégrer ta personnalité dans ton enseignement ? Comment accompagner sans imposer ta vision ?

Format exclusif en petit groupe :

Je propose cette formation une seule fois par an, au deuxième trimestre, avec des groupes limités pour garantir un accompagnement personnalisé. 100% en ligne, durée de 3 mois, avec un live par semaine.

Tu as accès à vie aux contenus et au chat d’accompagnement. Tu rejoins une communauté de professeures spécialisées qui continuent de s’entraider longtemps après la formation. Des solutions de financement sont disponibles.

Certification YACEP 100h – Yoga Alliance.


Pourquoi choisir de te spécialiser maintenant

Le marché évolue vite. Les femmes cherchent des spécialistes, pas des généralistes.

Si tu attends d’être « prête », tu rates des opportunités. Parce que pendant que tu hésites, d’autres se forment et deviennent les références dans leur région.

Tu n’as pas besoin d’avoir tout vécu pour accompagner. Tu as besoin d’être capable d’écouter, de respecter, de créer l’espace. Et tu as besoin d’outils concrets : comprendre les hormones, maîtriser le yoga sur chaise, intégrer la sagesse du Tao avec la rigueur du Vinyasa.

Ces femmes ont besoin de toi. La femme enceinte à Nouméa qui n’a pas accès à du prénatal. La femme de 72 ans qui ne se sent plus à l’aise dans les studios. La maman épuisée qui ne peut pratiquer qu’à 21h après avoir couché ses enfants.

La formation en ligne te permet de les atteindre. De créer cet espace d’intimité où elles peuvent pratiquer chez elles, à leur rythme, dans leur sécurité.

Et toi, en te spécialisant, tu deviens celle qu’elles cherchent. Pas « une prof de yoga qui fait aussi du prénatal ». Une spécialiste. Quelqu’un qui comprend vraiment.

Quelqu’un qui peut construire une pratique solide et rentable sur cette expertise.


Autres formations disponibles

Formation de Professeur·e de Vinyasa Yoga 200h – Online
Formation certifiante Yoga Alliance

Formation de Professeur·e de Vinyasa Yoga 300h – Online
Parcours avancé et personnalisable

Autres parcours de spécialisation (100h YACEP) :

  • Parcours 1 – Yin Yoga & Énergie
  • Parcours 3 – Yoga Dynamique Adapté
  • Parcours 4 – Yoga Sensible au Trauma, Anatomie & Yoga sur Chaise

Rejoindre Yoga du Sud

Ces femmes ont besoin de toi. Elles ont besoin de quelqu’un qui sait vraiment les écouter, les respecter, les accompagner sans imposer.

Je vais te donner les outils techniques. Le Vinyasa yoga prénatal adapté trimestre par trimestre. Le yoga sur chaise pour celles qui ne peuvent pas pratiquer au sol. La compréhension profonde des hormones et de la neurologie féminine. La sagesse du Tao de la femme.

Et je vais t’apprendre ce qu’on ne t’apprendra nulle part ailleurs : comment être vraiment présente. Et comment construire une pratique viable sur cette spécialisation.

Formation exclusive en petit groupe, une fois par an (deuxième trimestre)
Accès à vie aux contenus et à la communauté
Solutions de financement disponibles

Découvrez toutes les formations sur yogadusud.com
Contactez-moi : contact@yogadusud.com
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Rosa
Fondatrice de Yoga du Sud
Plus de 20 ans d’enseignement • Spécialiste du yoga au féminin
Formations certifiées Yoga Alliance 200h, 300h et parcours YACEP 100h

📧 contact@yogadusud.com
🌐 www.yogadusud.com

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